Les guides de la Compagnie des guides de Chamonix sont prêts pour se diriger vers le Montevers avec leurs clients. En 1910, devant le départ du chemin de fer alpin.

Des guides attentifs, des voyageurs fatigués mais ravis

L'esprit commercial touristique ne manquait pas à Chamonix. Comme le souligne Jemima Morrell, les bâtons en bois des bergers, qui étaient indispensables, étaient vendus à un prix beaucoup trop élevé. Les guides attendent devant l'hôtel, «chacun son rang, une règle stricte imposée par les autorités locales». Le groupe abandonne sa monture; ils grimpent puis franchissent, lors de la descente, la «Mer de glace» – une performance respectable!

L'étape principale

Depuis Chamonix, le groupe choisit le chemin passant par la Tête Noire, La Forclaz et Martigny en direction de Sion. A cinq heures du matin, Cook quitte le village accompagné de ses voyageurs ainsi que d'un guide et de cinq mulets. Ils atteignent, à pied et en alternant sur les mulets, La Forclaz. Le rude chemin qui les mène ensuite jusqu'à Martigny parait sans fin: «… Martigny – notre but, qui parait si clair et si proche nous pousse à essayer de calmer nos ‹pauvres pieds› sachant que nous y serons bientôt. Quelle fausse conclusion! Chaque nouvelle courbe prolonge et ne raccourci pas le chemin à parcourir, en rajoutant les petites pierres qui menacent les semelles de nos souliers».