Alpage de la Pierre

Le franchissement du col

La première étape suisse mentionnée par Sigéric est Bourg-Saint-Pierre. Selon la tradition, Charlemagne y aurait fait bâtir le pont St-Charles et fonder un hospice. Toutefois, rien ne l'atteste. Un monastère-hospice est mentionné à Bourg-Saint-Pierre au début du IXème siècle. Détruit lors de l'invasion sarrasine, il n'offre vraisemblablement que peu de confort lors du passage de Sigéric. Reconstruit au début du XIème siècle, il est entouré ensuite d'un bourg fortifié: «burgus sancti Petri». Sa fonction perdure au-de là de la fondation de l'hospice sur le col, jusqu’au XIVème siècle.

Pour le passage du col, l'archevêque de Canterbury est certainement guidé par les «marrons». Ces premiers guides de montagne, déjà signalés à l'époque, permettent de rejoindre, sans encombre, St-Rhémy sur le versant italien du col. Seuls les résidents de ces villages ont droit d'occuper cette fonction. Jalousée par les habitants du reste de la vallée cette activité semble fort lucrative.